"Que se passerait-il si, percevant nos relations avec l'Ensemble, nous choisissions d'agir sur la base de cette réalité perçue ? En quoi serions-nous différents aujourd'hui ? Comment cette prise de conscience viendrait-elle influencer nos actes ? Certainement que les vieilles rigidités aveugles d'automatismes cesseraient grâce à la clarté soudaine que nous puiserions du sens nouveau intégré.
Notre défi collectif et l'opportunité qui s'ouvre à nous est de délier les illusions et les mirages qui nous enveloppent d'une douce ouate de croyances et de limitations. Une croyance est une idée compulsive répétée ; changer une croyance est alors tout simplement dissoudre l'idée d'être chenille dans notre être d'imagination pour redéfinir le monde qui envisage un futur possible accueillant le fait d'être papillon.
extrait du commentaire de la Pleine Lune du Scorpion : lundi 2 novembre 2009 à Genève.
La lemniscate est une ligne courbe, une ligne en mouvement. La tradition du "dessin de formes" qui aborde la ligne en tant que trace d'un mouvement, remonte à l'antiquité et a été reprise par Rudolf Steiner qui l'a introduite dans son enseignement.
"L'Ars lineandi (=dessin de formes) est la réminiscence des idées invisibles dans l'âme et voici quels en sont les résultats...: il donne vie à ses propres connaissances, éveille l'esprit, purifie l'entendement et met au jour les formes qui appartiennent à notre essence. Il met fin à la bassesse et à l'ignorance qui nous sont inhérents depuis notre naissance et nous libère des chaînes de la déraison. Il éveille l'âme de son sommeil et l'élève vers l'esprit. Sans lui, nous ne serions pas vraiment des êtres humains, il nous fait contempler l'esprit et nous guide à nouveau vers les Dieux".
Ces lignes en mouvement sont également vécues dans les mouvements du corps et cette tradition ancienne donne une ampleur nouvelle au travail de conscience du corps et à la créativité symbolique qui inscrit le mouvement dans les formes. (dessin, peinture, argile, mouvement dans l'espace).
Au delà de toutes les démarcations, nous atteignons inévitablement la synthèse du coeur. Inutile de rappeler que le silence est issu du mélange de tous les sons. Ainsi apprenons à coordonner le coeur par le silence. Mais ce silence ne sera pas vide. Il emplira l'espace de la synthèse de la pensée. Tout comme la prière du coeur n'a pas besoin de mots, ainsi le silence enrichi n'a pas besoin de formules. Un silence intense exige l'accumulation de beaucoup de pensées et de désirs bienveillants. Ainsi le coeur, appliqué dans le silence, chargé comme une dynamo, bat au rythme de l'Univers et les désirs personnels sont transmués en Volonté Universelle dirigeante. Ainsi se développe la collaboration avec les mondes lointains.
"HEART" ("coeur"), Nicholas Roerich, peintre russe, 1874-1947
Que nos pensées soient justes, nos paroles vraies, et notre coeur largement ouvert.
Paroles accompagnant les gestes symboliques de Yari Bon, danse traditionnelle. La gestuelle facilite l'inscription de ces paroles en nous, comme un programme de vie...
"L'écoute attentive de l'autre est l'expérience juste de la présence à soi-même."
"Vivre en conscience rend neufs tous les mots et tous les gestes."
"Inspirez, puis expirez, en pleine conscience, vous êtes éternellement vivant."
"Pour voir les choses, il faut commencer par s'arrêter." (Thich Nhat Hanh, boudhiste vietnamien)
Ces phrases sont tirées d'un petit livre : "Maman Zen" de Flavia Accorsi, Presses du Châtelet, 2004. Elles peuvent nous aider à cheminer et à comprendre la profondeur d'Ecoute Consciente.
"La vérité est en nous ; elle ne prend pas son essor
des choses extérieures, quoique vous puissiez croire.
Il existe un centre, enfoui au plus profond de nous,
Où la vérité réside dans sa plénitude ; et, tout autour,
La chair grossière, en murailles superposées, l'enserre.
.........Et savoir,
Consiste à ouvrir une brèche
Par laquelle puisse s'échapper la splendeur captive
Plutôt que de creuser une entrée, pour une lumière
Que l'on suppose être au dehors."
Paracelsus (1835), par Robert Browning, poète anglais du 19ème siècle.
"De la plus petite particule à la plus vaste formation galactique, un réseau de circuits électriques relie et unifie toute la nature, organisant les galaxies, énergisant les étoiles, donnant naissance aux planètes, et dans notre propre monde, contrôlant le climat et animant les organismes biologiques.
Il n'y a pas d'île isolée dans un univers électrique."
David Talbott et Wallace Thornhill, chercheurs en astrophysique du plasma : The Electric Universe (l'Univers Electrique) l'Univers Electrique
Il paraît que nos cellules (en particulier les molécules d'ADN) et la composition de notre sang (le plasma) ressemblent au "plasma" de l'espace. Ne pourrions-nous pas voir dans cette science, les prémisses d'une fraternité scientifique ?
| Mise à jour : Lundi 09 Novembre 2009 |
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